Aucune Préparation + Conditions extrêmes = ..........

Publié le par Raphael Siegel

Duathlon de Betschdorf, 02 Mai 2010, je m'en souviendrais !!!!!!

 

Version Sprint en 7,5km + 30km + 2,5km, une épreuve que j'attendais pour me faire plaisir.

 

Malheureusement la forme m'a laché durant 10 jours avant, petit soucis de santé.

Aucune sortie vélo et pas d'énergie pour courir, le mieux était encore de me reposer.

 

Jour J, pour me rassurer, je vais courir le matin un 4,850 km avec Arnaud, en 23'16".

Les sensations sont correct, mais limité en gérant un début de point de coté.

Me voilà soulagé et optimiste pour la suite.

 

La voiture est chargé, c'est parti pour Betschdorf,

Arrivé sur place, la première crainte est la météo,

le ciel est gris, la température correct avec un petit vent.

Petite séance de vélo pour prendre les sensations, ça roule, rien à signaler.

Je garde en tête que ce n'est pas aujourd'hui que je réussirais à faire un exploit.

Objectif, gérer pour réussir à finir l'épreuve.

 

Choix de la tenue, j'hésite à garder mon coupe vent, mais finalement je décide de rester en maillot simple de cycliste, en visant sur un ciel nuageux stable.

Lors du briefing d'avant course, on nous signale 2 parties dangereuses sur le parcours vélos, prudence.

Sur la grille, je me place bien au fond, à ma place.

 

14h, C'est parti..... Tiens des gouttes de pluie.

Parcours à pied, 3 boucle de 2,5km, vent froid de face sur le retour, déjà ça caille.

Première boucle, Audrey me dépasse et me prends 15m, puis je reviens pour la passer, elle s'accroche.

Deuxième boucle, je tiens le rythme, Audrey est juste derrière à l'affût, avant la fin elle me dépose.

Troisième, je m'arrête au ravito pour boire de l'eau, priorité hydratation, et je fini en me limitant car début de point de coté. La pluie s'en mêle.

Audrey est 20m devant et je la vois qui file dans le parc, transition hyper rapide.

Moi, je prends mon temps, bois un peu, le temps de m'équiper, tout est déjà trempé.

IMGP0402.JPG

 

Et ça roule, je me sens plutôt bien, parcours en 3 boucles de 12km.

Sauf que la pluie rend les routes très dangeureuses,

Première boucle, J 'enfile les quelques premières montées et sirote ma gourde.

Les pieds patogent, je suis trempé, c'est dégueu, les jambes vont bien et ne force pas.

Je reprends quelques cyclistes, ça fait plaisir.

Et Surprise, l'appel des mollets qui durcissent, Aie, ralentissement pour économiser.

Dans les quelques descentes, le vent est terriblement froid, je regrette de pas avoir pris mon coupe vent.

Durant une montée, j'entends Emma, Nicolas et Papy qui m'encouragent, génial, quelle bonne idée de s'être mis sur le parcours pour nous encourager.

A peine je les passe que Papy me cri que Schuler arrive, donc je sers le bord de la route et admire la classe du N°1.

Arrive Betschdorf, je fais un point dans ma tête.

Grosse pluie + vent très froid + je suis glacé + mollets au bord des crampes + parcours très dangereux

Dois-je arrêter les souffrances après seulement un tour.

Mais dans le village, je me sens mieux, ben oui, pas de vent, un peu en descente.

 

Je me remotive en douceur et continu pour la deuxième boucle.

Aie, Aie, Aie, première petite montée vers un croisement à feu rouge, les bénévoles me voient arriver et bloquent la circulation. Les crampes me reprennent aux mollets et je dois insister pour franchir ce croisement.

10m après, le mollet droit se bloque, arrêt sur le coté pour tirer la crampe, Mer...

Que fais-je, demi-tour j'arrête ou je poursuits dans de telles conditions.

Bon je remonte en selle, la crampe est passée, j'y vais tout doux.

C'est là, qu'Alain me dépasse comme une fusée, c'est impressionnnant en montée et il reprend un concurrent.

Bon je reste calme et avance tranquillement sur le parcours, beaucoup de monde me dépasse.

Sur la partie retour, vent de face, je grelote et sur le haut d'une montée, crampes à gauche,

je m'arrête limite en chutant, avec une file de cycliste qui arrive derrière, oups, je m'enlève.

Un arbitre s'arrête pour savoir ce que j'ai, mais je lui dis de repartir.

Là, je suis à bout, raz le bol, j'ai très froid et il pleut encore et encore.

Remonté en selle, j'ai hâte de revenir au parc pour arrêter.

La montée suivante, je vois un concurrent qui s'est arrêté et énervé, jéte son vélo sur le bas coté et s'assié pour soulager une crampe.

 

Arrive Betschdorf, Ouf, j'y suis et profite de cette pente descendante.

A nouveau ça va mieux, forcément et je me pose même la question si je continu ?

Ah non, je n'y retourne plus.

Je vais voir un arbitre et rentre au parc pour abandonner.

STOP

 

Vite au chaud pour reprendre des couleurs

 

Tracé Dua Betschdorf 2010

 

Les crampes, les crampes, y'en a marre.

Je ne pouvais pas éspérer grand chose vu ma préparation et ça gache tout,

car le plaisir s'est très vite envolé.

Les conditions, pour un débutant comme moi, étaient vraiment trop extrêmes.

Et vu le bilan des abandons et chutes, je pense avoir pris la bonne décision en écourtant ma participation.

 

Ca m'a fait au moins plaisir de courir avec Audrey

et de voir les fusées passer en vélo, Pascal, Alain, Michel, Marc, Samuel et beaucoup d'autres.

 

Ce que je retiens de ce Duathlon,

la manifestations a été très bien organisée, chaque croisement était sécurisé par de nombreux bénévoles.

Le parcours cap est simple, et celui à vélo devrait être interressant dans de bonnes conditions car bien vallonné, mais je le trouve très dangereux.

2011, j'y retourne avec plus d'entrainement.

Publié dans Les courses

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LeJaune 05/05/2010 18:36


Pour les crampes SPORTENINE en pharma. Ca va bien...
A essayer


LeJaune 04/05/2010 17:00


c'est zuper cool ma poule. Je me souviens mon premier Betschdorf, il faisait 300° et Alain était encore humain en ce temps là (2007). Je suis arrivé sec de chez sec..... Punaise c'est pas simple
les enchainements.
Allez repose toi bien et surtout n'écoute pas Alain.. Hi hi humour,
Au plaisir de se capter sur Obernai.


Alain 04/05/2010 16:15


Bravo Fréro tu as pris une sage décision vu ton état. Je ne pensai que tu souffrais à ce point quand je t'ai rejoint. Et quand ça va mal, tout s'empire, le froid, la baisse de moral, etc... Ce
n'est qu'une course, rien de dramatique. Tu auras l'occasion de nous montrer bien mieux la prochaine fois.


Raphael Siegel 04/05/2010 23:44



Je manque cruellement de pratique et durant les beaux jours, j'en profite surtout pour bosser à la maison, donc je ne vais pas progresser très vite. Il faut que j'arrive à casé quelques séances
d'entrainement sur des durées de 1h30, voir 2h pour passer le cap des crampes.


Et aussi, verdict médical le 12 Mai sur les analyses affectuées pour l'infection.